• Allez, on entame la dernière ligne droite avant les grandes vacances. Cette période est propice à clôturer nos projets, à se questionner sur nos actions passées et bien entendu les futures.

    Voici un petit bilan sur les usages du numérique, du droit à l'image et leurs applications en classe du point de vue du juridique.

     

    Tice et juridique

     

    Responsabilité professionnelle dans le cadre du système éducatif

     La propriété intellectuelle et le droit à l’image.

     

    « L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété exclusif et opposable à tous. »

    Ce droit s’étend pendant 70 ans après l’année civile en cours lors du décès.

    Une copie pour usage privée est toujours possible, elle se doit d’avoir un usage non collectif.

     

    La mise en place du respect des droits d’auteurs au sein des établissements scolaires est gérée par les textes relatifs à l’exception pédagogique. Attention pour l’ensemble de ces textes, il s’agit d’accord dont la durée est limitée dans le temps. Pensez à surveiller les modifications en vous abonnant au BOEN.

     

    Les accords

    partenaires

    domaine

    notification

    Conditions d’application

    BOEN N°3 du 19 janvier 2012

    CFC/ SEAM

    La reprographie

    80 copies d’une page au format A4 par an et par élève

    La page peut contenir plusieurs extraits mais tous doivent être référencés.

    Reproduction à l’identique

    Préférence élémentaire/ Maternelle exceptionnel

    Encouragement pour faire sans reprographie

     

    Livre/musique 10% de l’œuvre

     

    Journal/périodique

    30% de l’œuvre

    Le directeur informe et assure le contrôle.

     

    Si lors du contrôle le nb de copie dépasse les 80 la poursuite de l’enseignant est envisageable.

     

    BOEN N°5 du 4 février 2010

    PROCIREP/ SACEM

    Œuvres cinématographiques et audiovisuelles  

     

    Musique et vidéo représentation en œuvre intégrale en classe si enregistrement à partir d’une source analogique ou numérique gratuite

     

    Autres cas : extraits

     

    Musique :

     Limite à 30 secondes et inférieur au dixième de l’œuvre ou à 15% si compilation de plusieurs extraits

    Vidéo :

    Limite à 6 minutes et inférieur au dixième de l’œuvre ou à 15% si compilation de plusieurs extraits.

     

    Les extraits doivent êtres référencés sauf si l’objectif en de découvrir ces mêmes références

    Pas de diffusion ou de base de données d’œuvres pour élève/enseignant sauf dans le cadre d’une formation définie sur Intranet ou Extranet (FOAD seulement)

     

    aucune exploitation commerciale

     

     

    BOEN N°5 du 4 février 2010

    PROCIREP/ SACEM

     

     

    Interprétation vivante d'œuvres musicales, enregistrements sonores d'œuvres musicales

     

    idem

     

    idem

    BOEN N°7 du 17 février 2011

    CFC/ AVA/ SEAM/ université

    Utilisation des livres, de la musique imprimée, des publications périodiques et des œuvres des arts visuels

    Usage numérique :

     

    Art : limite de 20 œuvres limitées à 400x400 pixels et 72 dpi

     

    Musique :20% œuvre/classe/an

    Et 3 pages consécutives max.

    Manuel : 5%/classe/an et 2 pages consécutives max

     

    Périodique : 2 articles complets max. et <10%classe/an

     

    Livres : 5 pages consécutives max. et < 20%/classe/an

     

    Manuel : 4 pages consécutives max. et < 5%/classe/an

     

    Leur nom ne doit pas permettre le référencement sur Internet.

     

    Les extraits doivent êtres référencés sauf si l’objectif en de découvrir ces mêmes références

    Support papier d’origine seulement sauf pour les œuvres d’art

    Vérifier autorisation, demande pour mise en ligne

    Pas d’exploitation commerciale

     Photo de classe

    Circulaire N°91 du 5 juin 2003

    L’autorisation d’intervention du photographe est délivrée par le directeur ou le chef d’établissement après accord du conseil des maitres ou du CA.

    1 séance par an

    Vente par une association péri-éducative.

    Autorisation du responsable légal obligatoire.

    Déclaration à la CNIL pour diffusion d’un fichier photo d’élèves.

     

     

    Utilisation de photo, vidéo,…

     

    Autorisation écrite donnée par le responsable légal. La demande d’autorisation doit stipuler les conditions de prise, d’utilisation, la durée de conservation ainsi que la personne ressource à contacter.

     

    Remarque : bien souvent à l’école une autorisation de principe est demandée en début d’année. Même si cette dernière est présente, elle ne pourrait être considérée comme totalement valable dans tous les cas. Au sein de base-élève une case est cochée pour stipuler que les responsables légaux ont donné leur accord en début d’année. Pensez à demander une telle autorisation pour chaque activité particulière.

     

    Protection des mineurs et des établissements.

    BOEN N°9 du 18/02/2004

     

    Charte de l’éducation nationale

    Elle stipule l’utilisation des TIC à l’école en précisant un cadre juridique entre les divers acteurs du système éducatif. Elle a pour but principal de sensibiliser et de responsabiliser. Il n’existe aucun moyen de protection sûr à 100% c’est pour cela qu’il est bien de dégager certains procédures permettant entre autre d’aller vers un adulte pour communiquer si on a été choqué par un contenu.

    Dans cette charte on retrouve les moyens de protections, les dangers, les droits et les devoirs de tout usager des TIC.

    Elle doit être insérée au règlement intérieur de l’établissement et donc voté lors du premier conseil d'école. Si c’est le cas elle revêt alors une valeur juridique contraignante, sinon elle n’est que donnée à titre d’information. Même si elle a une valeur pédagogique, la signature des mineurs n’a aucune valeur légale. Mes élèves la signent après qu'un temps de débat et de reformulation aient eu lieu. Pendant ce temps, ils se l'approprient et en même temps un bon nombre de questions personnelles émergent. "On peut copier telle série sur le net?" ou "Doit-on dire à qui appartiennent les photos que l'on utilise lors des défis?"...

    Afin de rédiger la charte de votre établissement vous pouvez vous aider de la métacharte. Vous trouverez aussi  la charte que j’utilise pour l’école. Il serait intéressant de la faire travailler par les élèves, afin qu’ils en réalisent des affiches (dessin et court texte) afin de la rendre accessible aux élèves de cycle 1 et 2.

     

    Gestion de l’accès à l’internet par un filtrage utilisant les listes blanches et les listes noires ou par un proxy académique.

     

    Contacter l’IAI de votre circonscription pour la mise en place.

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  • Tableau Blanc Interactif- Vidéo Projecteur Interactif

     

    Depuis une dizaine d’années, l’école dispose d’un TBI. Ce dernier est disposé dans une salle commune, cela permet ainsi à chaque classe de pouvoir l’utiliser. En même temps son usage est aussi limité par son emplacement car il ne peut être intégré à l’ensemble des apprentissages. En début de cette année, j’ai eu l’occasion de pouvoir investir dans un nouveau dispositif qui, lui, est intégré à la classe.

    Choix du dispositif

     

    Parmi les solutions possibles, j’ai hésité entre deux. Le premier était un tableau blanc interactif muni d’un tableau tactile. Le second était un vidéo projecteur interactif. Les deux dispositifs sont à courte focale, ainsi les ombres portées sur le tableau sont limitées, en fait même quasi-absentes. De plus, les élèves et l’enseignant n’ont plus la lumière du vidéo projecteur en face. L’autre facteur important est le nombre de lumens, plus celui-ci est élevé, moins il sera nécessaire de se trouver dans une salle plus ou moins obscure. Ainsi un vidéoprojecteur de 2500 lumens est suffisant pour une projection de qualité. La durée de vie de la lampe est enfin le dernier facteur à prendre en compte. Plus celui-ci sera élevé, plus longtemps on évitera de changer la lampe dont le prix, encore très important de nos jours, nous pousse souvent à préférer changer le vidéoprojecteur au complet.

    Avantages et inconvénients.

     

    Vidéoprojecteur interactif

    Le premier avantage de cette solution réside dans le fait qu’un seul appareil est nécessaire et permet de piloter son, vidéo, interactivité avec les stylets tout en étant connecté au réseau de votre école (ainsi l’ensemble des ordinateurs, tablettes y seront connectées). Si l’école n’est pas en réseau, vous pourrez aussi si vous le désirez, opter pour une version Wi-Fi.  Vous pourrez aussi choisir que l’ensemble du matériel soit en interaction via un espace dropbox, evernote, Hubic, ou autre.

    Le second avantage du vidéo projecteur interactif est qu’il s’adapte à tous les supports. Vous pouvez projetez autant sur un tableau noir classique, un tableau blanc normal ou directement sur un des murs de la classe.  Le dernier avantage en découle et c’est bien sûr son prix. En effet, pour un prix moyen de 900 euros vous pourrez équiper votre classe sans investir plus et en utilisant les espaces déjà présent dans la classe.

    Le principal inconvénient de ce dispositif réside paradoxalement aussi dans son principal avantage : un seul appareil pour tout piloter. Il suffit en effet d’un disfonctionnement et il faudra attendre de le réparer pour pouvoir profiter à nouveau du dispositif. De même, s’il devient défectueux, son cout de remplacement sera bien plus élevé qu’un simple vidéo projecteur. Dans ce dispositif, on optera bien entendu pour changer la lampe.

    Mais qu’en est-il de la solution Tableau blanc interactif tactile ?

    Ici, le principal avantage va résider dans la fonction tactile du tableau. Cette dernière permettra aux élèves de manipuler les étiquettes, d’utiliser des logiciels ou d’effectuer des recherches de manière intuitive sans avoir besoin de manipuler de manière efficiente un quelconque outil supplémentaire (stylet ou souris). Il nécessitera d’être positionné bien entendu à hauteur des enfants. Bien souvent, le tableau classique sera conservé afin  de multiplier les supports et de « protéger » le tableau tactile lui-même. 

    Son inconvénient résidera dans sa protection afin de ne pas détériorer sa surface tactile et donc perdre toute sa spécificité d’usage. On évitera de sans servir comme simple tableau blanc, bien entendu.

    Mon choix

    Il s’est porté sur le VPI (précisément le Epson EB-485 WI). Les principaux arguments étant le prix, le tout en un et surtout le fait que je partage ma classe avec des intervenants ne maitrisant pas les outils TICE. Nous étions donc, chacun, libre de nous servir de la surface tableau comme bon nous semblait.

    Mes usages

     

    Le VPI Epson est fourni avec le logiciel easy interactive tools. Ce dernier ne permettra pas de construire des leçons interactives ou des étiquettes. Mais il s’avère très simple et très suffisant pour les usages interactifs classiques qui sont les interactions avec les logiciels présent dans l’unité centrale, masquer des zones, écrire avec le ou les stylets, gérer la reconnaissance d’écriture, … Un autre de ses points forts est la possibilité d’exporter les travaux réalisés dans des formats utilisables sur de nombreux autres objets numériques (tiff, pdf,…) Cela peut paraitre ridicule mais bon nombre de logiciel ne permet de ne sauvegarder qu’une version du travail uniquement compatible avec le logiciel donné. Ce qui est très lourd à gérer au fur et à mesure des usages.

    Les usages

    1.       La correction de la dictée

    Ce fut le premier usage pour les élèves.

    Il faut dire que pour cette activité, du moins lors de sa mise en place, il n’y avait aucune plus-value pédagogique d’utiliser le VPI. Les élèves auraient pu aussi bien et même beaucoup plus vite présenter leur dictée pour la soumettre à l’ensemble de la classe avant de négocier la correction. Et justement c’est cette aisance qui est à l’origine de cette pratique car malgré un gain ergonomique réel entre les premiers stylets et ceux fournis, ils nécessitent encore une prise en main régulière par les élèves. En particulier, la corolle noire en bout du stylet qui permet  « de projeter l’encre » au tableau. Ainsi, chaque jour, les élèves le manipulent et améliorent leur écriture et la précision d’utilisation.

    Il est intéressant de noter qu’assez rapidement l’utilisation du TBI lors de ces corrections, s’est enrichie. Les élèves avaient l’habitude de discuter des erreurs potentiellement présentes dans la dictée proposée par leur camarade. Ils argumentaient à l’oral mais aussi en s’appuyant sur les leçons, les affichages présents dans la classe ou en allant chercher dans le dictionnaire. Petit à petit, ce sont leurs versions numériques qui ont été intégrées dans les argumentations. Un doute, et hop on va consulter le dictionnaire en ligne, vérifier la conjugaison… J’avais un peu peur qu’un côté systématique s’installe mais non, les argumentations orales et référents papiers coexistent toujours et seul en cas de désaccord, ils vont vers le numérique.

    Enfin la correction est, selon les besoins, sauvegardée avec les annotations, afin d’être déposée sur l’ENT. Elle est ainsi mise à disposition des élèves absents ce jour-là qui peuvent ainsi retrouvée la version sonore de la dictée sur l’espace commun et la correction sur leur espace privée.

    Ensuite, sans tout énumérer, le second usage en termes de fréquence est orienté sur l’accessibilité et la possibilité de mettre à disposition de l’ensemble classe des ressources vidéos, sonores, web… Ainsi, dans cette utilisation, il n’y a à priori aucune nécessité d’avoir un tel matériel, un simple Vidéoprojecteur peut faire autant. L’interactivité ne va réellement se mettre en place que si l’on extrait une partie de ses informations pour les insérer dans un autre document…

     

    2.       L’utilisation des étiquettes, et des logiciels spécifiques.

    Pour mener à bien cela, il est nécessaire d’utiliser un autre logiciel : powerpoint peut suffire mais pour plus de dynamisme, j’ai testé open sankoré et Activ’inspire. Ma préférence va à activ’inspire pour sa simplicité et surtout son skin orienté école-enfant. Hormis cela, open sankoré est très bien et aura l’avantage majeur d’être gratuit.

    Je me sers beaucoup de ce logiciel pour construire seul ou avec les élèves, des supports de leçons ou des « jeux » en particulier en cours de LVE. Pour ne donner qu’un exemple, afin de travailler la météo en anglais ainsi que la localisation dur les iles britanniques nous avons recherché une carte, des pictogrammes pour les états de la météo. Ensuite nous les avons assemblés et enfin nous avons enregistré les sons des divers éléments météorologiques et la question à poser. Les élèves ont ensuite joué : un énonce une phrase du style « It’s sunny on England » une des équipes peut répondre soit directement… soit en utilisant les indices sonores en cliquant dessus.

     

     

    TBI ou VPI: choix et usages

     

     

     

    Le support est ensuite déposé sur l’ENT avec une vidéo de présentation pour ceux qui oublieraient entre temps ou qui aurait été absent.

     

     

    3.       La coopération entre les élèves

     

    Un point qui me tenait à cœur résidait dans le fait que les élèves puissent interagir entre-eux en proposant leur travaux à l’ensemble de la classe qui pouvait ainsi en prendre facilement compte et le critiquer pour le faire évoluer.

    a)      Le partage d’un écrit.

    L’élève propose son écrit réalisé sur l’ordinateur à l’ensemble de la classe. Cette dernière, valide ou non la conformité de l’écrit au vu des critères attendus. Elle peut aussi proposer des modifications et ou des corrections. Un travail de correction orthographique peut aussi se mettre en place après, comme lors de la dictée.

     

    b)      La réalisation d’une trace écrite.

    Les élèves sont amenés à réaliser des cartes mentales de certaines traces écrites en particulier celle de grammaire. Avant, nous utilisions le papier, des feuilles A3 sur lesquelles les élèves réalisaient leurs propositions. Elles étaient affichées aux tableaux et on en sélectionnait une qui bien souvent devait être modifiée et donc réécrite par le groupe. Enfin, je les réduisais à la photocopieuse pour en donner une version à conserver.

    Depuis, que j’utilise le VPI, j’ai installé Simplemind sur les PC et sur ma tablette personnelle.

     

    TBI ou VPI: choix et usages

     

     Ainsi chacun des groupes peut réaliser sa carte mentale. Le résultat est plus esthétique. Ils la partagent en utilisant dropbox, on peut faire pareil en configurant le webdav du serveur, et nous pouvons la projeter au TBI. Le résultat est beaucoup plus lisible. En plus, le groupe sélectionné modifie sa carte mentale sans avoir à la réécrire et la dépose sur l’ENT, la twitte et on l’imprime à la taille que l’on souhaite. Le travail s’avère beaucoup plus rapide, efficace et esthétique !

     

    Conclusion

     

    J'adore mon VPI et les élèves sont très motivés pour l'utiliser. Dernièrement, on m'a souvent posé la question: Est-ce que le TBI-VPI changeait essentiellement ma démarche en classe? ou Est-ce que le TBI-VPI ne renforçait pas le côté frontal de l'enseignement? Aux deux types de questions, je réponds que cela reste un tableau qui permet d'inclure des objets multimédias et d’interagir avec l'ensemble des ressources numériques de la classe. Ainsi, pour moi chacun va l'intégrer dans sa pratique selon ses sensibilités et ses courants pédagogiques. Et cela même si ne s'en servir que comme outil de communication frontale, me ne conviendrait pas du tout et n'exploiterait pas réellement le potentiel de l'outil.

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